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Macrocosmes aquatiques

Ce plateau technique comprend seize "lacs artificiels" qui prennent la forme de grands bassins rectangulaires de 450 m2 de surface et d’une profondeur de 3 m, et ont un volume individuel en eau avoisinant 700 m3. Chaque lac est équipé d’un dispositif automatique de mesure des paramètres physico-chimiques dans la colonne d’eau incluant l’oxygène, la température, le pH, la chlorophylle a totale. Les 16 lacs sont caractérisés par la présence de 2 zones littorales peu profondes implantées de macrophytes. Ces zones littorales, séparées par une large zone de pleine eau libre de végétation, sont prolongées par des talus de forte pente aboutissant, à 3 m de profondeur, à une large zone benthique sableuse de près de 200 m2. De par leur morphologie délimitant des faciès contrastés (zones pélagiques, benthiques et littorales) et leur grand volume permettant d’étudier des dynamiques à long terme, les lacs artificiels constituent des modèles expérimentaux novateurs pour étudier le fonctionnement des écosystèmes lacustres. Les lacs sont interconnectés, par séries de 4, via des canaux de dispersion pouvant être fermés ou ouverts. Les macroscosmes aquatiques sont capables d’abriter des espèces de sommets de chaînes pour de longues périodes de temps, présentent des réseaux trophiques réalistes, et sont caractérisés par une complexité spatiale proche de celle des écosystèmes naturels. Uniques au monde, ils permettent ainsi de traiter des questions peu abordées expérimentalement, comme celles des couplages, des complémentarités et des transferts entre zone pélagique, zone littorale et zone benthique, ou celles liées à la dynamique et à la complexité des communautés animales en sommets de chaîne.





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