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Couplage sol-eau dans le cycle du carbone

Sous des concentrations élevées de CO2 atmosphérique comme celles prévues pour la fin du siècle, l’augmentation de l’humidité du sol et donc du transfert de carbone entre le sol et les masses d’eau continentales est fort probable et devrait affecter significativement l’abondance et la composition des communautés microbiennes d’eau douce. Ces interactions complexes entre matière et organismes vivants terrestres et aquatiques ont été analysées dans une étude conjointe de plusieurs laboratoires franciliens (iEES Paris, ESE Paris-Sud, ENS Paris et AgroParisTech). Les résultats viennent d’être publiés dans la revue internationale Aquatic Sciences où Rochelle-Newall et ses collaborateurs présentent une expérience couplée sol-eau dont la partie aquatique a été développée dans des microcosmes aquatiques installés dans les chambres climatiques de l’Ecotron. Le contrôle précis de la teneur en CO2 atmosphérique et dissous à des différentes concentrations a ainsi permis de souligner plusieurs effets directs et indirects sur les microorganismes lacustres qui seront au détriment des organismes photosynthétiques mais en faveur des communautés hétérotrophes. L’écologie et les interactions complexes des organismes planctoniques avec leur environnement peuvent maintenant être abordées avec une nouvelle génération de microcosmes spécifiquement dédiés aux écosystèmes microbiens d’eau douce et marins.

Référence : https://doi.org/10.1007/s00027-018-0577-0